Réflexions Véganisme

Mon histoire avec le véganisme

Au-delà de l'étiquette 100% végane, il y a la vraie vie.

Je célèbre ces jours-ci mon huitième veganiversaire!

Je décidais, il y a huit ans, de faire tout mon possible pour limiter ma participation à l’exploitation animale dans le monde.

Ma petite histoire

La première année fut un peu mouvementée car j’avais décidé de changer plusieurs habitudes en même temps. Il faut croire que j’étais très déterminée car cela a bien fonctionné : j’arrêtais de fumer la cigarette, je faisais de l’exercice et je m’alimentais avec une abondance de légumes.  C’est aussi à ce moment-là que j’ai débuté mon bénévolat dans des sanctuaires pour animaux rescapés.

Les trois années suivantes, je me suis beaucoup impliqué dans le mouvement végane local. J’avais débuté un premier blogue avec une amie sur lequel nous partagions des recettes végétaliennes et des trucs du quotidien. C’était une super belle expérience pour moi.

Mais au fil du temps, sans trop savoir la raison exacte, je suis devenue déprimée et impatiente envers les gens qui ne vivaient pas comme moi et qui ne voyaient pas la souffrance animale dans leur assiette. Ma vision des choses était devenue très sombre et rigide, c’était tout ou rien : les véganes sont bons et détiennent la vérité et les autres sont méchants et font partie du problème. Et moi, je me devais d’être irréprochable pour sauver les animaux et pour bien représenter le mouvement. C’était le message que j’entendais au sein des groupes véganes sur les réseaux sociaux et auprès de certaines personnes dans mon cercle d’ami.e.s de l’époque. À un certain point, je me suis complètement perdue sous cette pression. Je faisais beaucoup d’anxiété et j’étais malheureuse. Puis, j’ai réalisé que le véganisme en soi n’était pas en cause, le problème était plutôt ma façon de l’interpréter et de constamment rechercher la perfection.

La perfection n’existe pas

Tous les véganes, à un moment ou l’autre de leur vie, ont consommé des produits issus de l’exploitation animale. BREAKING NEWS : Cela n’annule pas toutes les bonnes actions qu’ils et elles font pour rendre le monde meilleur, ni la compassion qu’ils et elles ont pour les animaux.

Depuis cette prise de conscience, je tente d’aborder le véganisme dans une perspective large et non dans les petits détails. Aujourd’hui, je réalise que je suis plus confortable de parler du véganisme aux gens avec une approche compatissante et ouverte, loin des jugements et en assumant mes imperfections et mes contradictions. Je réalise que les étiquettes peuvent parfois être lourdes à porter. Elles peuvent générer beaucoup de pression et d’anxiété chez certaines personnes – ce qui n’aide pas vraiment plus les animaux, d’ailleurs.

Au-delà de l’étiquette 100% végane, il y a la vraie vie. Et la vérité est que le véganisme n’est peut-être pas possible pour tout le monde ou en tout temps, soit en raison de notre âge, notre localité, notre situation familiale, nos ressources financières ou tout simplement parce que nous ne sommes pas prêt.e.s émotionnellement à changer plusieurs habitudes dans notre vie. Tout ça, indépendamment de notre volonté de défendre les droits et le bien-être des animaux! Chaque personne fait son possible, dans sa réalité bien à elle, et au final ce sont tous ces petits gestes bienveillants, posés par des millions de personnes, qui font une réelle différence pour aider les animaux et la planète.

Don’t do nothing because you can’t do everything. Do something. Anything.
– Colleen Patrick Goudreau


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